Dans la famille Lucas, demandez Rachel, sculptrice
Je suis autodidacte et je trouve mon inspiration dans les fils sous toutes leurs formes.
Que ce soit le fil de fer, la laine, le coton ou la corde, j’aime explorer les possibilités infinies de ces matériaux. Ma passion pour l’upcycling se reflète dans chacune de mes créations, mes masques en laine, mes sculptures en fil de fer, en passant par les lustres métalliques ornés de fils de laine et de coton.
Mon geste artistique part d’un attachement particulier au recyclage et à la récupération : redonner une seconde vie à des matières souvent oubliées ou délaissées et notamment les couvertures, chargées d’histoire intime et domestique. Elles deviennent entre mes mains, support d’une nouvelle métamorphose.
En les découpant en bandes puis en les crochetant de manière circulaire ou en ligne, je leur offre une nouvelle respiration.
J’aime travailler avec la matière brute des couvertures : leurs couleurs vibrantes, leurs textures épaisses, leur chaleur tactile.
Le contraste entre l’univers familier des couvertures de grand-mère et la forme organique des cocons que je crée, par exemple, me permet de questionner la frontière entre l’intime et le collectif, le familier et l’étrange.
À travers cette démarche, je cherche à célébrer la puissance du textile, à la fois mémoire du quotidien et vecteur de poésie plastique.
Ces sculptures textiles deviennent ainsi des sculptures douces, à mi-chemin entre héritage populaire et métamorphose artistique.